Bonjour à tous

Bonjour à tous
Pourquoi aller chercher au loin ce qui se trouve sous votre nez. Non, je ne parle pas des lunettes mais d'un endroit aussi exotique qu'étrange où je me propose d'aller avec un appareil photo. Je vous y croiserai peut-être, il se trouve au 10 rue de la Montagne Ste Geneviève et s'appelle Lucha libre, voici le lien que Nicus, grand ordonnateur de boipissons et de diables rouges au Piano vache m'a confié dans sa grande bonté.
http://www.laluchalibre.fr/
La boipissons est un breuvage de location qui vous conduit inexorablement vers l'endroit le plus nauséabond du Piano Vache, après une descente vertigineuse dans un escalier digne d'un film de Dracula qui semble de plus en plus difficile à remonter au fur et à mesure que vous vous imbibez d'alcool.
Je vous raconterai ce que j'ai vu au 10 de la Montagne Ste Geneviève dans mon prochain post.
Baisers fous comme dit le grand Jacques de la fosse de Toulon.

Et tout ça finira par un article dans le Vantard de Mars, en attendant dégustez celui de février, il se trouve dans les bistros de la mouffe, la maube et la Montagne si Jean Marie a bien fait son taf de distribution.

# Posté le mercredi 03 février 2010 05:04

Modifié le mercredi 03 février 2010 08:50

Le vantard arrive...

Le vantard arrive...
Voici un dessin que Bridenne a eu l'extrême bonté de nous faire parvenir.
En attendant Rolf m'avait envoyé un texte des situationnistes sur Mouffetard, le voici.
Le continent Mouffetard

Position du Continent Contrescarpe
Monographie établie par le Groupe de Recherche psychogéographique de l'Internationale lettriste

Après quelques visites préliminaires, dans le courant du printemps de 1953, à certains points du Ve arrondissement auxquels ils reconnaissent une assez forte attirance, les lettristes en viennent à se rencontrer en permanence, au début de l'été, dans la rue de la Montagne-Geneviève (anciennement nommée rue de la Montagne, par la Convention). La tendance générale, encore irraisonnée, est de s'avancer vers le sud, d'abord jusqu'à la place de la Contrescarpe, puis plus loin.
Au moment où certains commencent à prendre conscience de ce qu'une expérience en profondeur du terrain actuel d'une ville pourrait apporter à la théorie, assez aventurée, de la construction des situations, Gilles Ivain découvre l'unité d'ambiance qu'il nomme «Continent Contrescarpe», à cause d'une étendue et d'une intensité qui semblent très supérieures à celles d'autres îlots épars.
Malgré le grand nombre des dérives qui traversent en tous sens le Continent, la première approximation de ses limites, et sa distinction précise des points d'attraction circonvoisins se révèlent fort difficiles. Dans son mémoire Introduction au Continent Contrescarpe, daté du 24 janvier 1954, Gilles Ivain écrit : «L'exploration d'un continent s'imposait. Nous en avions justement un sous la main, et à peu près vierge. Il s'agissait d'un continent qui me sembla presque ovale, et dont la forme ressemble aujourd'hui sur les cartes à celle du Chili : la Contrescarpe et ses dépendances départementales» (manuscrit TN 12, Archives de l'Internationale lettriste). Mais les dépendances supposées du Continent : Butte-aux-Cailles, et principalement la fuyante rue Gérard ; rue Sauvage ; ou même de plus proches telle la Montagne-Geneviève, apparaissent finalement comme des unités séparées, et de la forme ovale du Continent à son origine, il ne reste pas grand'chose.
Sommairement, le Continent Contrescarpe se superpose au centre du Ve arrondissement, isolé par la structure de ses rues des activités de divers points de Paris dont il est géographiquement assez voisin. Cette zone est délimitée au nord par la rue des Écoles ; au nord-ouest par la rue Jussieu ; à l'est par les rues Linné et Geoffroy-Hilaire ; au sud-est par la rue Censier ; au sud-ouest par la rue Claude Bernard ; à l'ouest par la rue d'Ulm, le Panthéon, la rue Valette. Une seule grande voie nord-sud — la rue Monge — la traverse en sa partie orientale. L'absence de toute communication directe ouest-est constitue la principale détermination écologique de ce complexe urbain (une telle voie est projetée depuis un grand nombre d'années. Elle correspond à l'axe des rues Érasme-Seneuil. Depuis la découverte du Continent, cet axe, qui part de la rue d'Ulm, s'est étendu, par le percement de la rue Calvin dans son prolongement, jusqu'à la rue Mouffetard. Il s'en faut de la démolition d'un pâté de maisons à chacune de ses extrémités pour qu'il atteigne, par la rue de l'Abbé-de-l'Épée à l'ouest et la rue de Mirbel à l'est, le boulevard Michel et la rue Censier).
Mais pour délimiter précisément le Continent, il faut en soustraire des zones frontières, qu'il influence plus ou moins fortement mais qui sont cependant distinctes : la Montagne-Geneviève au nord ; toute la partie qui s'étend à l'est de la rue Monge ; et même une étroite zone qui borde la rue Monge à l'ouest. Le Continent proprement dit, à l'intérieur des limites fixées plus haut, s'arrête probablement aux rues des Patriarches, Pestalozzi, Gracieuse, Lacépède (ces rues en étant exclues) ; à la place de la Contrescarpe qui est son extrême avancée vers le nord ; aux rues Blainville, Laromiguière, Lhomond et de l'Arbalète (ces rues y étant incluses). Il apparaît donc que sa surface est réduite. Elle-même se subdivise nettement en une partie est (Mouffetard) très animée, et une partie ouest (Lhomond) désertique. Il faut cependant ajouter, en dehors de ces limites, une avancée de la zone déserte : la rue Pierre Curie qui va, à l'ouest de la rue d'Ulm, jusqu'à la rue Jacques. On peut également considérer comme des avancées — moins marquées — de la zone déserte du Continent les rues Érasme-Seneuil (surtout cette dernière) et au sud la rue Lagarde. On peut de même rattacher à la zone-Mouffetard les alentours immédiats de l'église Médard et, au sud-est, les rues orientées autour du square Scipion (rue de la Clef, rue du Fer à Moulin, etc.).

Les principales défenses que le Continent présente à la dérive, ou même à une volonté de pénétration, s'étendent à l'ouest, précisément du côté où il est en contact avec une zone très active de mouvements, à partir d'une ligne Panthéon - Luxembourg - boulevard Michel - boulevard de Port-Royal. Au sud, son seul accès du côté des Gobelins — l'ouverture de la rue Mouffetard — se dissimule derrière l'église Médard, avant laquelle les principaux courants sont drainés par les rues Claude Bernard et Monge. Du côté de l'est, le Continent est couvert par la rue Monge qui entraîne vers les places Jussieu ou Maubert. C'est seulement du côté du nord que l'on peut trouver un accès relativement facile, mais limité à la succession, en ligne sinueuse, des rues Montagne-Geneviève, Descartes et Mouffetard. Le moindre écart hors de cette ligne, avant d'avoir passé la place de la Contrescarpe, rejette à coup sûr loin du Continent.
La pénétration la plus courante se faisant suivant un axe nord-sud, les principales sorties du Continent sont au sud : attraction puissante de la rue du Fer à Moulin-Poliveau vers l'est et la rue Sauvage ; attraction relative de la Butte-aux-Cailles et du sud du XIIIe arrondissement, au-delà de l'avenue des Gobelins et assez couramment par la rue Croulebarbe (c'est-à-dire en longeant la Bièvre, rivière presque entièrement souterraine). Une sortie moins évidente, du côté du nord, conduit à la place Maubert et à la Seine ; plus difficilement, par le Panthéon, au boulevard et à la place Michel.
Il faut enfin signaler les difficultés de sortie du côté de l'ouest, et le rôle de piège de la rue Pierre Curie qui, de jour comme de nuit, tend à relancer vers le sud (rue Claude Bernard) un passant qui l'emprunte après avoir suivi la rue Lhomond en direction de la rue Soufflot ou de la gare du Luxembourg.
L'intérêt du Continent semble résider dans une aptitude particulière au jeu et à l'oubli. La seule construction en des points choisis de trois ou quatre complexes architecturaux adéquats, combinés avec la fermeture de deux ou trois rues par d'autres édifices, suffirait sans doute à faire de ce quartier un irréfutable exemple des possibilités d'un urbanisme nouveau. Il semble malheureusement qu'avant que l'on puisse en venir là, le processus constant de destruction qui se manifeste dans le tracé des rues (ouverture de la rue Calvin) comme dans le peuplement (annexion de la rue Descartes à la zone des cabarets de style Rive Gauche) aura trop profondément érodé ce sommet psychogéographique.

Les Lèvres nues no 9, novembre 1956

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# Posté le lundi 01 février 2010 08:22

Le Vantard de Février

Le Vantard de Février
Et voici mesdames et messieurs à quoi ressemblera le Vantard de la mouffe, de la Maube et de la Montagne numero deux. Vous le trouverez dans les bistros du 5ème et s'il n'y est pas réclamez le.

# Posté le mardi 26 janvier 2010 10:40

Avant première du Vantard, le Portrait de Gil

Avant première du Vantard, le Portrait de Gil
On n'a très peu de photos de Dionysos et Gil lui ressemble.
Le dieu grec portait barbe sauvage, luxuriante, notre ami l'a courte, drue, Cadrenoiresque, taillée avec un rasoir-pied à coulisse. Le côté martial du collier poivre et sel est démenti par des yeux d'un bleu lointain, le fond de la mer d'Iroise.
Comme disait Montaigne l'autre jour : « cet homme a le regard bontif ».
Gil est né le neuf avril 1944 sous les bombes à Hennebont dans le Morbihan. Il a été professeur de philosophie, secrétaire de rédaction à Telérama, puis créateur graphique pour des sites Internet jusqu'à sa retraite. Le mot prend toute sa saveur monacale quand on passe la porte de son petit appartement, pour entrer dans le pays des livres. Un tuyau pour briller en société, allez donc discuter littérature avec Gil. Prenez des notes car les noms des auteurs hongrois ou slovènes sont difficiles à retenir. « Vous avez lu le dernier Kosztolanyi ? » et voilà, un vrai bonheur que celui de se faire détester par les cons.
« Méprisez ceux qui vous plaignent ! »
Sous ses apparences de père tranquille, notre doux Gil est un pur baudelairien, son âme est volcan. Et gare à l'éruption ! Dans sa jeunesse, en réponse au « Ta gueule ! » lancé par un fâcheux, il va chercher une winchester et manque buter le malpoli. Durant les mois passés en prison, il écrit de la poésie sous un nom d'emprunt.
Mon poème préféré est le plus court : « Méprisez ceux qui vous plaignent ! »
Il n'a plus écrit depuis. Pourquoi?
« En fait j'ai peur de ce qui peut sortir de moi, tu sais la folie n'est jamais loin... » assure-t-il sans se départir de sa douceur étonnée.
Il a la voix moelleuse du vin blanc qu'il sirote avec une ostentation qui honore les vignerons de Mont-Louis à Monbazillac.
Jean Marc dos Santos.

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# Posté le lundi 25 janvier 2010 08:16

Pensée du jour

Pensée du jour

# Posté le dimanche 17 janvier 2010 13:43

Pensée du jour

Pensée du jour
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# Posté le samedi 16 janvier 2010 08:19

Faudrait peut-être arrêter de mourir

Parfois l'actualité est cruelle, la mort frappe des gens connus, l'un après l'autre come pour nous rappeler que personne n'est à l'abri, que personne en sera épargné et qu'un jour il faudra bien partir sans se retourner.
Lahsa di Sela, Mano Solo, Eric Rohmer, Daniel Bensaid, johnny Halliday...Non il est pas mort celui-là, juste un coma provoqué. Qu'ont-ils de commun ? Se poser la question c'est déjà commencer le roman policier de leur existence. Figurez vous que Lahsa a chanté/parlé avec Mano :
Les Vents
http://www.charles.fm/shalala/les_vents.mp3

Il ne faut pas croire que les vents n'ont pas d'histoire
Il ne faut pas croire que les vents n'ont pas de maison.

Le monde n'a pas que des beaux jours

Etonnant non, existe-t-il un dialogue entre Eric et Daniel ?
Perceval nous voilà
Daniel Bensaid disait : le bar c'est le divan du pauvre
Prévert avait raison, la mort ne fait que des inventaires et Facebook sera le plus grand cimetière du monde.
Bonne mort numérique à tous, en attendant il nous reste l'amour.
Bonheur à ceux qui survivent

# Posté le mardi 12 janvier 2010 10:32

Modifié le mercredi 13 janvier 2010 20:28

Gens de Mouffetard

Gens de Mouffetard
Mimi et ses fils,
Mimi a plusieurs fils, des vrais, des faux, des virtuels, des d'occase, des de passage, une armée de fistons qu'elle couve et materne de sa générosité sans limite. Si vous avez une tête d'oiseau tombé du nid, vous pouvez compter sur elle, elle vous recueillera, vous nourrira et vous aidera à réapprendre à voler de vos propres ailes. Mimi est terrible, elle hantait les bistros de la Mouffe avec Bézu, elle a mis du temps à se remettre de sa disparition, il est toujours présent dans son c½ur, mais elle a trouvé de nouveaux compagnons de jeux.
Elle nous fait penser à la chanson de Brassens :
Chez Jeanne, la Jeanne
Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu
On pourrait l'appeler l'auberge de Bon Dieu
S'il n'en existait déjà une
La dernière où l'on peut entrer
Sans frapper, sans montrer patte blanche

Chez Jeanne, la Jeanne
On est n'importe qui, on vient n'importe quand
Et, comme par miracle, par enchantement
On fait partie de la famille
Dans son c½ur, en s'poussant un peu
Reste encore une petite place


Par la façon qu'elle le donne
Son pain ressemble à du gâteau
Et son eau à du vin comme deux gouttes d'eau

oui mais depuis elle a mis le feu et Johnny est sorti du coma.
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# Posté le jeudi 07 janvier 2010 13:48

Pensée du jour

Pensée du jour
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# Posté le mardi 05 janvier 2010 05:06

Une soirée particulière chez L'Ami Pierre

Une soirée particulière chez L'Ami Pierre
Et pendant ce temps, on abandonne son appareil photo cinq minutes pour voir avec stupeur que les petits zouaves en ont profité et se sont amusés à refaire des tableaux vivants révolutionnaires des années 70, ils sont vraiment incorrigibles... Le Vantard est né dans la douceur de vivre des moments agités....

# Posté le dimanche 03 janvier 2010 05:01