Un pouvoir de l'esprit malin, celui qui contourne les règles, qui rompt le silence et les équilibres, une malice qui réussit là où la volonté se brise, où l'espoir s'éteint. Par de simples traits de crayon et d'esprit, par de simples ombres qui exposent l'avarie du sens, par de simples juxtapositions malencontreuses, le dessinateur dit avec pudeur la fourberie de l'époque. S'il se fait moraliste, c'est bien malgré lui, il ne fait que tirer les lignes de fuite de ce que les puissants et les abrutis initient, un monde de noirceur qu'il convient de faire exploser à chaque dessin.
Merci Bridenne

